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Culture biologique ou chimique ?

En ce qui concerne les traitements des maladies, les partisans de la culture biologique estiment qu’il vaut mieux réduire la sensibilité de la vigne par des moyens prophylactiques. Un plan de lutte chimique met couramment en oeuvre une dizaine de produits : fongicides, insecticides, acaricides, ovicides, larvicides. Les produits systémiques sont véhiculés par la sève et se retrouvent dans le raisin, donc dans le vin. En outre, les traitements chimiques fragilisent la vigne d’année en année, et la vigne demande une protection sans cesse accrue : un cercle vicieux. Des reproches similaires sont adressés à l’emploi des engrais.
L’engrais retarde la maturation du raisin; les raisins sont plus beaux mais moins riches en sucre, réclamant une chaptalisation accrue.
Un excès de potassium engendre des carences en magnésium, qui provoquent à leur tour des répercussions sur les éléments colorants de la pellicule.
Les engrais azotés provoquent une croissance excessive des cellules de la baie et diminuent le potentiel aromatique du raisin. Ils accroissent la masse du feuillage, amincissent la pellicule (ce qui rend le raisin plus vulnérable) et retardent la maturité.
La vigne assistée ne se donne plus la peine d’aller chercher en profondeur la nourriture dont elle a besoin. Elle perd de sa résistance, d’où à nouveau un cercle vicieux.

En ce qui concerne la non-culture, joli terme inventé pour désigner le désherbage chimique, ses partisans ont trouvé de solides arguments. Le sol désherbé chimiquement durcit, ce qui est un avantage pour le passage de la machine à vendanger (il faut avouer que l’un et l’autre procurent de substantielles économies de main d’oeuvre). Dans certains sites très gélifs, comme Chablis, le durcissement de la terre procure un autre avantage : la terre durcie accumule mieux la chaleur, qu’elle restitue ensuite pendant la nuit. Le durcissement se justifie également sur les fortes pentes, comme à Banyuls, pour réduire le ravinement lors des pluies torrentielles. Enfin, dans les vieilles vignes, la charrue risque d’endommager les ceps.
Mais les partisans de la culture biologique ripostent par un argument définitif : à plus ou moins long terme, le désherbage chimique signifie la mort du sol.

Alors, culture chimique ou culture biologique ?

Ni l’une ni l’autre, répondent des viticulteurs de plus en plus nombreux. La solution est à rechercher dans la viticulture raisonnée.
Le 8 janvier 2002, le Conseil supérieur d’orientation de l’économie agricole et alimentaire (CSO) a adopté des recommandations devant servir de base à un prochain décret “agriculture raisonnée”. Celui-ci proposerait aux agriculteurs d’adhérer volontairement à une démarche de qualification portant sur l’ensemble des conditions environnementales de production de leur exploitation. Il comprendrait un référentiel de 110 mesures, dont les 2/3 vont au-delà des exigences réglementaires et légales actuelles. La qualification serait délivrée pour une période de cinq ans.

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